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LIEGE 21 AOUT 1893 10-M
Monsieur Gust Vermeylen,
81 Rue Pachéco
Bruxelles.
BRUXELLES 1 21 AOUT 1893 2-S
Je m'empresse de t'expédier cette lettre qui vient d'arriver.
Rien de neuf depuis ton départ.
Il est encore arrivé un mandat de 13,16 fcs. d'Ootmarsum et un N° 3 de la revue refusé par Mr Mynssen, Prinsenstraat 102 's Gravenhage
Mille baisers
 
Cher Gust,
Je profite du temps qu'il fait: une chaleur boeuf, pour commencer à te transmettre mes "impressions." — La plus directement perceptible c'est que j'ai un fort mal de tête & que je sue comme un malheureux. — Mais prenons les choses par ordre chronologique. Grâce aux incessants progrès de la civilisation, j'ai été cahoté deux heures durant, hier, dans une terrible voiture de train où j'ai rôti en compagnie de deux jeunes anglais & de leur énorme valise: l'un d'eux avait tranquillement ôté ses bottines & exhibait sur la banquette des chaussettes d'un ton vague d'urine, lesquelles avaient subi tant de réparations qu'elles n'étaient plus qu'une trame absurde de vilains bouts de fil!
J'ai trouvé mon oncle & ma tante[1] en bonne santé; nous avons dîné en compagnie de Madame Dery[2] (la grand'mère de Bertha,[3] tu t'en souviens?) & une vieille demoiselle de 70 ans, vieille folle du même calibre. Tu conçois qu'on a pas mal débité de plaisanteries plus ou moins scabreuses, comme c'est l'habitude dans le pays wallon, surtout après avoir absorbé quelques bouteilles de vin. Et mon oncle s'y entend bien en beuverie: j'ai voulu lui tenir tête comme jadis, mais ça n'a abouti qu'au mal de tête surnommé qui me tourmente le crâne pendant que je t'écris. — Les plaisanteries m'ont fait un effet plus au moins analogue[.] Elles m'auraient tant amusé autrefois: j'en ai des indigestions aujourd'hui; ce qu'on appelle vulgairement "de l'esprit" commence à m'agacer superlativement. Et comme c'est facile au fond! Je l'ai cependant écouté avec patience, [2] j'en ai même ri, j'ai même riposté. J'ai été en un mot impénétrable — ce qui me charme —. J'ai même écouté avec un sang froid imperturbable, & sans m'y mêler, une discussion littéraire où l'on trouvait que les derniers romans de Zola, la Débâcle, le Dr Pascal étaient "admirablement bien écrits" & autres hérésies de l'espèce.
L'après-midi, mon oncle m'a mené voir son laboratoire nouvellement installé après bien des luttes & des efforts, mais où il est parvenu à réaliser les meilleures conditions connues pour ses expériences; il m'a expliqué longuement ce qu'il avait fait & m'a dit sur la science des choses admirables. Il a ce doute des quelques "honnêtes" savants (comme il dit) qui ont le courage de donner sincèrement le résultat de leurs expériences, d'affirmer seulement ce qu'ils ont expérimenté, & de ne pas énoncer comme catégorique une loi que font seulement prévoir les observations accomplies. — Je n'ai pu m'empêcher de songer en l'écoutant que nous, écrivains, artistes, nous avions l'esprit plus large qu'eux les savants: nous savons les écouter, nous intéresser à leurs travaux, les admirer — leur céder la parole en tous cas dès qu'on aborde les questions de leur ressort. Eux parlent littérature sans se gêner, jugent de haut, comme s'ils n'avaient jamais fait autre chose de leur vie — & ils seraient fort étonnés si nous prenions la parole pour les remettre à leur place.
J'ai terminé la journée en faisant une petite promenade nocturne dans Liège. La ville n'a pas changé du tout: il y fait toujours très "femelle." J'ai revu la Batte & autres quartiers du même genre. Rien n'est changé là non plus. La Meuse est toujours belle la nuit avec ses grandes traînées de lumière dans l'eau lesquelles semblent sous les ponts pendre comme de longues stalactites de feu.
J'ai revu aussi Timmis, le jeune anglais qui ne parlait que de "canotaige" & de "pioutites fêmmes". Il a l'air maintenant tout-à-fait sérieux & grave.
J'ai dormi mal et le matin j'ai fait un rêve abracadabrant où j'ai revu les lumières du Pont des Arches défiler sous la forme d'une longue procession. Puis j'avais des hallucinations, des mains d'ombre me palpaient & cherchaient à m'étouffer. Alors le Dr. Stiénon[4] est venu tout en noir, l'air correct & fatal, avec un aspect de croque[-]mort souffreteux. "C'est les nerfs" disait-il d'un ton important — Et il se retirait, me laissant au main d'agréables [3] infirmières à qui je faisais une cour pressante en les palpant sur toutes les coutures... Heureusement je me suis réveillé car ça aurait pu finir mal.
Mon cousin Victor[5] arrive tantôt, à midi.
Vendredi 18.
La chaleur est de plus en plus épouvantable & j'en souffre beaucoup: il me semble que je suis de nouveau à Bologne.
J'ai revu mon cousin Victor qui se porte bien: il est toujours le même: fort comédien, beaucoup de gestes & de galanterie, des manières avec les femmes & des propos sur elles qui sentent fort le XVIIIe siècle galant — En somme un caractère qui m'est peu sympathique. Ma seule promenade a été ce matin d'aller en bateau à vapeur à Seraing & d'en revenir de même; & je t'assure qu'en dépit du manque de mouvement j'ai rôti comme je l'ai fait rarement en ma vie.
— L'après-midi nous avons passé quelques heures au balcon de la mère Dery.[6] J'aurais pu me croire encore il y a trois ans: sauf mon cousin Victor, c'étaient les mêmes personnes que jadis: une dame que j'ai retrouvée là très peu changée, Mme Dery un peu plus vieille sans doute, mais toujours gaie, ma tante, & Bertha. Bertha a grandi & pris surtout des formes: elle n'est plus à moitié enfant comme jadis: elle est bien femme. Elle n'est pas mal, ferait un assez gentil type de maîtresse d'étudiant. Elle serait tout à fait à sa place à Kinkempois, dans les guinguettes. Je n'ai guère eu l'occasion de causer avec elle: nous n'avons échangé que quatre mots. Mais un ou deux de ses regards ont suffi pour me montrer qu'elle se souvient. Je crois que ce seraient des relations aisées à reprendre: mais je ne m'en sens pas grande envie. Au fond je crois que cela est bien mort & qu'il serait bête d'essayer de le faire résurgir: cela manquerait totalement de saveur, cela me dégoûterait même & cela gâterait le souvenir, d'ailleurs agréable, d'autrefois.
— Tu vois que les affaires de Sofia sont en bonne route.
— En somme j'ai passablement changé depuis trois ans. Je le constatais ces jours-ci: je n'ai jamais été aussi maître de moi extérieurement, aussi peu maître intérieurement. Je reste toujours fort hermétique à l'égard des gens & je ne m'emballe guère & ne tiens plus [4] à donner mon être intime en spectacle à la galerie. Intérieurement tout m'agite: je vis pour ainsi dire dans un état de fièvre perpétuelle. La faiblesse physique a donc augmenté — la faiblesse morale diminué (ohé! les matérialistes!) Il faudra de plus en plus que je me soigne du côté nerfs.
— La chaleur continue, accablante. — J'ai reçu une lettre de Robert[7] que je pourrai, enfin! voir à Liège, lundi probablement.
Lundi 21.
Les fantômes du passé résurgissent de plus en plus. J'ai dîné hier chez Madame Dery comme jadis & comme jadis aussi nous sommes allés l'après-midi en bateau à Seraing. Eva[8] — la soeur de Bertha — était également là: elle a grandi beaucoup & pas trop grossi heureusement: elle a gagné un chic de tous les diables:
"Bref, je vais te conter en deux mots son histoire:
"La petite a passé par le Conservatoire."

Le bateau pour Seraing était comble, comme il sied un dimanche après-midi: on y encaquait les voyageurs comme de vulgaires sardines à l'huile. Grâce au manque de place Bertha & moi avons été obligés de nous asseoir sur un même pliant, ce qu'en somme n'était pas une position désagréable du tout. — Les bonnes guinguettes de Kinkempois étaient bondées de monde & le long de la Meuse, c'était une perpétuelle promenade de couples de toutes les espèces & de braves familles déambulant non sans peine.
— Au retour nous avons reparlé "de nos fredaines d'autrefois" comme dit Bertha. Je ne sais si je t'ai raconté ce qui en était advenu: la grand'mère avait capté la lettre que j'avais écrite à Berthe peu après avoir quitté Liège. J'ai appris hier que ç'avait été toute une affaire dans la famille: la grand'mère avait raconté la chose au père de Berthe, à mon oncle Victor, etc. Cela a bien duré six mois: on a grondé Bertha, on a voulu l'enfermer, etc!!! Les parents sont-ils bêtes! Et Dieu sait pourtant que tout cela était bien innocent, bien enfantin — Peut-être a-t-on supposé que la chose avait été plus loin qu'elle n'avait été réellement, car, si je me rappelle bien, ma lettre avait été écrite en termes si amphigouriques que, en ne disant rien, elle pouvait suggérer tout.
— Monsieur Prudhomme dirait ici d'un ton sentencieux: il faut toujours se souvenir que "verba volant, scripta manent." — Bertha m'a dit que l'autre jour elle ne savait quelle contenance prendre, quand je l'ai revue pour la première fois: tous ceux en effet [5] qui étaient là connaissaient l'histoire, — Sa grand'mère lui a dit après notre visite "qu'elle avait été très convenable". Hier elle ne l'était déjà plus autant. — Il est toujours assez triste de refouiller ainsi le passé: j'ai presque regretté cette époque — il y a trois ans — où j'étais si plein d'espoir de toute sorte, où je croyais à toute l'expansion de la vie.... "Es kommt mir so dämmrisch zù Müthe." Je suis maintenant en partance vers d'autres rêves. Mais "si la vieille folie était encore en route"? J'en ai peur par instants. — J'ai toujours péché par orgueil, j'ai toujours voulu être plus grand que moi-même. Et les jours ne reviendront-ils pas où les bonheurs vulgaires font envie? Un grand amour lointain & vaste à travers ma vie me fera-t-il toujours vaillant? Les points d'interrogation continuent à tirebouchonner.
— Voici peut-être le jour culminant de mon existence. Peut-être écrirai-je ce soir à Sofia — J'attends Robert tantôt —
— Voilà une lettre bien pleine de ma propre personne. Je ne me suis permis tous ces longs & fastidieux détails que sachant que deux amis ne s'intéressent à rien tant qu'à leurs réciproques sentiments — Ecris-moi ce que tu as fait depuis mon départ & s'il n'y a rien de nouveau par rapport à ta "position sociale."
— Ci en terminant un petit dessin symbolique: la pyramide où j'envie de m'enfermer.
[imgage]
Bien à toi, vieux
Ton
Giacomo

Annotations

[1] Auguste Erneste Victor Dwelshauvers-Dery en zijn echtgenote Françoise Felicie Dery.
[2] Marie Charlotte Josephine Pasquet (Luik 17 dec. 1821 - aldaar 28 aug. 1911), echtgenote van Pierre Jean Félix Dery (Wandre 29 juni 1812 - Herstal 30 mei 1886) en aangetrouwde groottante van Jacques Dwelshauvers.
[3] Berthe Hélène Dery (Luik 27 febr. 1874 - Elsene 20 maart 1945). Zie ook [6] en [8]. Ze huwde na het overlijden van haar tante Françoise Felicie Dery (op 20 mei 1897) met haar oom Auguste Erneste Victor Dwelshauvers-Dery.
[4] 'Le Docteur Pascal' was waarschijnlijk de huisarts van de familie Dwelshauvers. Zie ook de eerste alinea van brief 319.
[5] Félix Victor Dwelshauvers-Dery.
[6] Françoise Félicie Dery (zie [1]) of Hélène Klein (Mülheim 13 maart 1848 — Vorst 14 jan. 1922) echtgenote van Georges Albert Dery (Herstal 21 april 1847 - St. Gillis 29 sept. 1917) en de moeder van Berthe Hélène Dery.
[7] Robert Legros. Zie brief 192.
[8] Rosalie Eve Eugénie Dery (gebore te Luik 2 aug. 1875), zuster van Berthe Hélène Dery.

Register

Name - person

Dery, Françoise Félicie (° St.-Joost-ten-Node, 1842-11-28 - ✝ Luik, 1897-05-20)

Huisvrouw.

Echtgenote van Auguste-Ernest-Victor Dwelshauvers-Dery. Tante van Jacques Dwelshauvers.

Dwelshauvers, (Jean) Jacques (° Brussel, 1872-07-09 - ✝ Montmaur-en-Diois (Drôme), 1940-11-14)

Kunsthistoricus en militant anarchist.

Broer van Georges Dwelshauvers en gezel van Clara Köttlitz, met wie hij in 1897 een vrij huwelijk aanging. Deed beloftevolle studies aan het Koninklijk Atheneum Brussel (afd. Latijn-Grieks), waar hij A.Vermeylen leerde kennen. Studeerde 1890-92 natuurwetenschappen aan de ULB (diploma van kandidaat in juli 1892). Met een beurs van de Jacobsstichting vatte hij in oktober 1892 studies in de medicijnen aan te Bologna, samen met de latere geneesheren Herman Köttlitz en Alfred Walravens. Hij verliet Bologna in 1897, zonder de hele cyclus te hebben beëindigd.

In hetzelfde jaar begonnen de eerste strubbelingen met Gust Vermeylen, i.v.m. diens huwelijk met Gaby Brouhon en de strekking en inhoud van Van Nu en Straks. Het jaar daarop maakte hij een nieuwe reis naar Bologna en Bergamo. In het voorjaar van 1899 trok hij met Clara naar Firenze, waar hij zich voortaan geheel aan kunsthistorisch onderzoek wijdde, geboeid door de figuur van Botticelli en de kuituur van het Quattrocento. Hij zou in Firenze ook nog de toelating hebben gevraagd zich voor de eindexamens geneeskunde aan te bieden, maar legde die nooit af. Zijn verblijf in en om Firenze (afwisselend te Calamecca en te Castello), dat tot 1906 duurde, werd regelmatig onderbroken voor reizen naar het thuisland, en naar Parijs.

In 1899 werd te Antwerpen trouwens zijn zoon Lorenzo (Jean-Jacques Erasme Laurent) geboren (op de akte tekende o.m. Emmanuel de Bom als getuige), en het gezin was er officieel ingeschreven aan de Montebellostraat 3 tot 1906. In dat jaar, verhuisden zij naar Colombes bij Parijs (Boulevard Gambetta 46, niet-geregistreerde verblijfplaats). Dwelshauvers, die zich intussen Mesnil noemde (naar twee dorpjes bij Dinant, de geboortestad van zijn vaders familie), onderhield er nauwe contacten met de anarchistische en internationalistische beweging. Hij verdiende de kost met het schrijven van reisgidsen, eerst bij Hachette (o.a. de Guide Joanne - na W.O.I Guide Bleu - over Noord-Italië), nadien bij Baedeker.

Tussen 1910 en 1914 vestigde het gezin Mesnil zich te Alfort bij Parijs, waar - gezien zijn moeilijkheden met de geheime politie - evenmin een officiële inschrijving werd genoteerd. Jacques Mesnil stierf in niet opgehelderde omstandigheden te Montmaur, waar zijn zoon toen zou hebben gewoond; hij leed toen al enkele jaren aan een hart- en nierziekte waarvoor hij o.m. door dokter Schamelhout werd behandeld. Behalve aan Van Nu en Straks werkte hij nog mee aan Mercure de France, La société nouvelle, Ontwaking, Onze kunst, Revista d'Arte, Gazette des beaux arts, Burlington Magazine, de Parijse krant L'Humanité en het Italiaanse Avanti. Een bibliografie kan men terugvinden in de geciteerde bronnen.

Dwelshauvers-Dery, (auguste-ernest-) Victor (° Dinant, 1836-04-25 - ✝ Luik, 1913-03-15)

Ingenieur en wiskundige.

Echtgenoot van Françoise Félicie De Ry, oom van Jean Jacques en Georges Dwelshauvers. Doceerde vanaf 1861 natuurwetenschappen aan de UEL, waar hij rector was van 1900 tot 1903. Hij schreef na zijn naam steeds die van zijn echtgenote (in één woord) bij het tekenen van zijn werk. Zijn zoon Felix-Victor nam deze gewoonte over en kreeg deze dubbele naam officieel toegekend.

Dwelshauvers-dery, (felix-) Victor (° Luik, 1869-02-20 - ✝ Luik, 1915-02-22)

Ingenieur, fysicus, filosoof en musicoloog.

Zoon van de Luikse hoogleraar Auguste-Ernest-Victor Dwelshauvers-Dery, neef van Jean Jacques en Georges Dwelshauvers. Begon met ingenieursstudies aan de universiteit van Luik. Liet zich daarna inschrijven aan de universiteit te Leipzig (december 1888), om verder fysica, filosofie en musicologie te studeren. Promoveerde in 1891 op het proefschrift Grundlage einer neuen Methode der Schallstärkemessung. Werd in 1900 werkleider en in 1902 repetitor aan de universiteit van Luik. Publiceerde een aantal werken over R. Wagner. Schreef verder ook een Analyse des timbres de la voix (datum ons onbekend) en, in samenwerking met de Servische consul Joé Hogge-Fort, een economische studie L'Espagne nouvelle (1903).

Ioteiko, Sofia (° Kiev, 1868 - °)

In 1890 studente natuurwetenschappen aan de ULB.

Dochter van Lucien Ioteiko en Caroline Kurzanska; zuster van de beter bekende Josefa Ioteiko, die doctor in de geneeskunde werd en van 1898 af verbonden was aan het psycho-fysiologisch laboratorium van de ULB. Sofia was afgevaardigde van de afdeling Sociale Wetenschappen en nam als zodanig actief deel aan het universitair conflict bij de opening van het academiejaar 1890-1891.

Legros, René Robert (° Barvaux, 1872-11-05 - ✝ Barvaux, 1933-07-29)

Geneesheer.

Liep school op het Athénée Royal van Luik en, van de vierde Latijnse tot de retorica, op het Brusselse Atheneum, waar hij bevriend raakte met o.m. A.Vermeylen, J.Dwelshauvers en L.de Raet. Studeerde nadien geneeskunde aan de UEL (1890-1897). Publiceerde verzen in de Almanach des étudiants. Almanach de l'Université libre de Bruxelles (1891).

Vermeylen, August. (° Brussel, 1872-05-12 - ✝ Ukkel, 1945-01-10)

Hoogleraar, kunsthistoricus en schrijver. Medeoprichter van Van Nu en Straks. Gehuwd met Gabrielle Josephine Pauline Brouhon op 21/09/1897.